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          Socio-écologie du paysage récifal français en réalité virtuelle 2018-2020 :  Les récifs coralliens abritent 25% de la biodiversité marine, et supportent quelques 500 millions d’êtres humains (approvisionnement, régulation et culture). Toutefois, les récifs ont subi une forte dégradation lors des dernières décennies (changements globaux et impacts locaux), entrainant un déclin des biens et services écosystémiques, qui s’accompagne d’une aggravation des risques littoraux inhérents.

La connaissance du rôle des fonctions écologiques comme support au bien être humain requiert une identification tangible des interactions Homme-nature au sein de ces systèmes complexes. Nous proposons ici de cartographier à haute résolution (LiDAR et imagerie multispectrale topobathymétrique) l’organisation paysagère de trois systèmes socio-écologiques  récifaux dans trois océans où la France possède des territoires d’outre-mer (Atlantique, Indien et Pacifique). Cette cartographie haute résolution nous permettra de caractériser les interactions Homme-environnement majeures et de simuler leur réponse aux changements climato-océaniques au cours du XXIème siècle par la modélisation prédictive et la réalité virtuelle.

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          REVE Cot - Réalité Virtuelle et villes côtières : Appropriation de l’aléa et exploration du littoral de demain par la réalité virtuelle | 2018-2020 :  Les processus inondation constituent la forme la plus dangereuse, la plus coûteuse des risques naturels mais également la plus variée (débordement de cours, submersions marines, crues rapides, ruissellements urbains…). Certains espaces sont particulièrement vulnérables car ils se situent au point de convergence et d’interaction de divers aléas hydrologiques qui démultiplient le risque. Les espaces côtiers sont évidemment emblématiques de ces zones à risques croisés. Les populations côtières se sont le plus souvent implantées au débouché des vallées car ces dernières sont les seuls liens entre la mer et l’intérieur des terres. Or, ces espaces topographiquement bas sont naturellement sensibles aux inondations par la mer et les cours d’eau. Les villes côtières normandes n’échappent pas à ce constat et ont déjà payé un lourd tribut (humain et financier) par le passé. Cette sensibilité à l’aléa inondation continentale et marine risque également de s’aggraver dans un contexte de changement climatique induisant, d’une part, une élévation du niveau moyen des mers qui pourrait atteindre voire dépasser le mètre en 2100, et d’autre part, de possibles abats d’eau ponctuels et plus violents, favorables aux crues/inondations. Dans de nombreuses vallées de Normandie, ces deux aléas au contact terre-mer sont parfois concomitants. Différents types d’aléas seront étudiés (submersion marine, débordement de cours d’eau, coulée de boue) et certains se forment bien en retrait de la zone côtière et le plus souvent étudiés de manière dissociée. L’objectif de ce projet est bien de faire converger les connaissances pour répondre à des questions communes sur le devenir des villes côtières. Dans ces dernières de nouveaux défis s’imposent aux acteurs et décideurs qui se doivent de coordonner ces contraintes environnementales nouvelles, la complexité des procédures de l’aménagement ou de la protection des biens et des personnes, tout en maintenant l’attractivité des territoires. Dans ce contexte, l’acceptation sociale des projets devient un enjeu fondamental qui dépend de l’appropriation de la connaissance par les acteurs du territoire, et donc des modalités de diffusion de cette dernière, et des choix de projets potentiels. L’importance de l’aléa inondation (marine et continentale), et de sa possible aggravation conduit à revoir les politiques de gestion, notamment parfois la relocalisation des biens et des personnes.

Ce type de projet impose une réflexion co-construite entre les scientifiques, les décideurs et les populations concernés, dont le point de départ est le partage d’une culture du risque. C’est pourquoi, ce projet qui rassemble des scientifiques issus de diverses disciplines (sciences physiques, sciences naturelles, sciences humaines) a pour objectifs d’améliorer la connaissance de l’aléa inondation marine et continentale actuel, d’étudier et de cartographier l’évolution de ces phénomènes dans le cadre d’un changement climatique et d’une élévation du niveau marin induite (modélisations numériques), de diffuser les résultats de la recherche auprès des décideurs, des aménageurs et des populations en faisant appel à un outil novateur, la réalité virtuelle et augmentée qui permettra aux acteurs, d’une part, de « vivre ou revivre » les aléas actuels et ceux estimés dans le cadre du changement climatique, et d’autre part, de se promener dans leur paysage, voire dans leur possible ville côtière de demain.

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Ce projet porte sur trois risques majeurs, l'érosion côtière, la submersion marine et la dégradation des récifs coralliens, qui sont fortement influencés par les pressions climatiques (en particulier par les interactions océan/atmosphère et par l'élévation du niveau de la mer) et sont de ce fait susceptibles de s’aggraver dans le contexte du changement climatique, au point de remettre en cause à terme l'habitabilité des atolls. Il aborde ces risques par une approche originale fondée sur les concepts de Chaîne d'impacts et de Trajectoire de vulnérabilité. La reconstruction de Chaînes d'impacts et de Trajectoires de vulnérabilité pour chaque cas d'étude, couplée à une étude approfondie des conditions physiques et sociales, permet de traduire les risques associés aux aléas actuels et au changement climatique en trajectoires de risques d'impacts territorialisées. A partir de là, l'objectif est d'engager un dialogue avec les acteurs locaux à nationaux sur les menaces et les risques futurs, et sur les moyens d'y faire face (stratégies d'adaptation).